Band 
Tome II.
Seite
465
JPEG-Download
 

CnA PITBR XXXVI.

465

pays ; le parti anti-français , se croyant protégé,persécuta les patriotes ; ceux-ci, exaspérés , sejetèrent tlu côté des Français , qui entrèrent enmars 1799 pour rétablir leur communicationavec larmée dItalie . Masséna fit de suite arrê-ter et conduire en France soixante-un otages ,déclarant quil ne les relâcherait que lorsqueles Grisons , quil traitait dailleurs en peupleconquis, auraient accepté la constitution hel­ vétique . Le pillage fut organisé systématique-ment comme en Suisse ; mais il en résulta unsoulèvement, dans lequel le commissaire fran-çais, à Dissentis, et environ cent Français , fu-rent tués sur la place, et le reste repoussé douzelieues, jusquà Coire . Les Autrichiens alors ren-trèrent dans le pays en mai 1799, semparèrentà leur tour de soixante-dix-huit citoyens, quilsenvoyèrent à Inspruck , pour répondre de la sû-reté des otages retenus par les Français . Ceux-cireparurent bientôt avec deS forces prépondé-rantes, et demeurèrent finalement maîtres duchamp de bataille vers la fin de 1799. Il fallutbien alors se soumettre à toutes les constitu-tions quils jugèrent bon dimposer. A la paixgénérale de 181 4 , les Grisons réclamèrent leursanciennes possessions de l'autre côté des Alpes ,la Valteline, Borméo et Chiavenna, que Bona­ parte avait annexées à la république cisalpine;mais le congrèsde Vienne lesdonna à lAutriche ^m 3 o