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pays ; le parti anti-français , se croyant protégé,persécuta les patriotes ; ceux-ci, exaspérés , sejetèrent tlu côté des Français , qui entrèrent enmars 1799 pour rétablir leur communicationavec l’armée d’Italie . Masséna fit de suite arrê-ter et conduire en France soixante-un otages ,déclarant qu’il ne les relâcherait que lorsqueles Grisons , qu’il traitait d’ailleurs en peupleconquis, auraient accepté la constitution hel vétique . Le pillage fut organisé systématique-ment comme en Suisse ; mais il en résulta unsoulèvement, dans lequel le commissaire fran-çais, à Dissentis, et environ cent Français , fu-rent tués sur la place, et le reste repoussé douzelieues, jusqu’à Coire . Les Autrichiens alors ren-trèrent dans le pays en mai 1799, s’emparèrentà leur tour de soixante-dix-huit citoyens, qu’ilsenvoyèrent à Inspruck , pour répondre de la sû-reté des otages retenus par les Français . Ceux-cireparurent bientôt avec deS forces prépondé-rantes, et demeurèrent finalement maîtres duchamp de bataille vers la fin de 1799. Il fallutbien alors se soumettre à toutes les constitu-tions qu’ils jugèrent bon d’imposer. A la paixgénérale de 181 4 , les Grisons réclamèrent leursanciennes possessions de l'autre côté des Alpes ,la Valteline, Borméo et Chiavenna, que Bona parte avait annexées à la république cisalpine;mais le congrèsde Vienne lesdonna à l’Autriche ^m 3 o