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peu plus de 2 millions servirent à payer l’ar-mée d’Italie et à l’habiller; le général Brunereçut 800 mille francs pour services secrets.Ces sommes, formant environ 6 millions, sontles seules avouées, ou dont on aitrendu compte;mais nous sommes assurés qu’il y avait i 5 mil-lions de livres , monnaie de France , en espècesd’or et d’argent, soit dans les caveaux de Berne ,soit dans l’Oberland , où une partie du trésoravait été cachée. On trouva de plus, dans lesmagasins publics, une très grande quantité deblé et de vin; et dans l’arsenal quarante millefusils en bon état, outre le train d’artillerie,recouvré depuis en partie. La rapacité des vain-queurs était telle, qu’ils vendirent au poidscomme du vieux fer toutes les armures et in-strumens deguerre antiques, conservés à l’arse-nal. On leva de plus une contribution de 2 mil-lions sur les familles patriciennes. Les trésorstrouvés à Zurich, Fribourg et Soleure , ajoutè-rent beaucoup aux sommes dont on a parlé.Mallet-du-Pan porte la totalité des dépouillesde la Suisse à 120 millions, et nomme un grandnombre de ceux qui y ont eu part ; mais l’esprit
depuis le temps de Charles-le-Téméraire et des guerresd’Italie , sont à présent en grande partie sous les eaux duNil , s’étant trouvées à bord de l’escadre qui périt à Abou-kir , également inutiles dans l’un et l’autre lieu.
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