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Tome premier.
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OBSERVATIONS SUR LES P UCERONS.

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tout auprès, il courboit l’extrêmité de son corps , il s’efforçoitde lui faire toucher l’anus de la feme le, il Py appliquoit.

Pendant tous ces mouvemens auxquels il faloit un te ms ,la Pucerone ne reítoit pas constamment immobile : tantôt elleagitoit les antennes, tantôt ses jambes; quelquefois elle élevoitson derriere , comme íi elle eût voulu rejetter de la liqueur,ou faire lâcher prise au Puceron ; enfin elle íe mettoit à mar-cher : mais , soit légèreté, soit qu’il ne fe trouvât pas à son aile ,il l’abandonnoit ordinairement après qu’elle a volt fait quelquespas pour fe mettre à l’abri de les entreprises.

Il n’ctoit pas toujours également bien reçu. Souvent il luiarrivoit de s’adrefier à des Pucerones féveres à qui ses caressesr.e plaisoient pas, & qui le repoussaient à grands coups depieds. Alors il prenoit l'on parti : ou il n’inlistoit que peu, ouil passoit outre fans s’arrêter.

Je ne fais comment on auroit jugé à ma place de tout cepetit manege. Pour moi je conclus que pavois vu au moinsles préludes de l’accouplement. Je ne doutai point que lePuceron ailé ne fût un mâle : tout fembloit l’indiquer , maislûr-tout fa petitesse & son agilité , jointe à l'inquiétude qrïi luiparoissoit naturelle. De tels caractères ne pouvoient guere êtredes lignes équivoques.

Mais pour avoir quelque chose de plus décisif, 8c qui mesatisfit pleinement, le petit Puceron dont je viens de parlerétant mort, je fus à la quête pour m’en procurer un autre.J’eus le bonheur de trouver une branche de Chêne , où avecun assez bon nombre de nos grosses Pucerones étcit un deces petits Pucerons , tel que je le pouvois souhaiter, je veuxdire , qui n’avoit pas encore pris des ailes , mais qui ne p a-