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suffisante pour que le capitaine pût encore ybénéficier, après avoir nourri, habillé et entre-tenu le soldat en paix comme en guerre. Encampagne, le pillage et ce qu’on appeloit vul-gairement le butin entroient dans les spéculationsdu soldat comme du capitaine, surtout pendantles guerres civiles.
On ne fournissoit encore aux troupes,, soit,en paix, soit en guerre, ni hôpitaux, ni pain,ni viande, ni même le fourrage, qui étoit com-pris dans la solde de la cavalerie.
Sully, au siège d’Amiens, mit sur pied lespremières ambulances.
On se bornoit, en campagne et en garnison,à faire approvisionner les marchés du campou de la place; chacun alloit s’y pourvoir selonqu’il jugeoit à propos; et, comme les arméesétoient peu nombreuses, on ne formoit presquejamais de magasins; le pays subvenoit ordinai-rement aux besoins de la guerre en subsistancesde tout genre.
Le Roi fournissoit, au fantassin aussi bienqu’au cavalier, les armes que l’on liroit des ar-senaux; et l’on étoit si peu en garde contre lesabus que, lorsqu’il n’y avoit pas des armes enmagasins , les capitaines les achetoient eux-mêmes au moyen d’un arrangement fait avecl’administration.