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mée, mais aux dépens de ceux qui vivoien t del’Étatmilitaire. En meme temps il comprit que cetterévolution auroitlieu par une progression assezimperceptible pour ne causer aucun dangereuxmécontentement; il ne prévit donc rien qui pùtl’empécher de suivre la marche qu’il s’étoittracée.
Ainsi, tandis qu’autour de l’armée tout aug-menioit, la paye des troupes, même quand ellesembloitrester stationnaire, et n’éprouvoitpointde réduction nominale, baissoit réellement detoute la réduction delà valeur de l’argent, detout le surhaussement des objets de consomma-tion.
Depuis 1600 jusqu’en r65o, la baisse de la va-leur de l’argent avoi.t été de près de moitié : le ca-valier monté et équipé, qui, à la première époque,a voit été évalué à 100 f’r., auroit dû s’être élevéà 200 fr. ; il 11’en coûtoit que 15o.
En 1600, le nombre des hommes de guerreentretenus ne passoit guère dix mille; les dé-penses de la guerre , tout compris, montoient àun peu plus de 12,000,000 d’alors, ce qui éta-bhssoif F homme moyen à un peu plus de 1,200 f.,c’est-à-dire à près de 3,000 fr. d’aujourd’hui.
On voit combien avoit été opulente, au com-mencement du xvn e siècle,la situation intérieuredes troupes, quand le luxe étoit inconnu, ou