( 49 )
et après l’invention de la baïonnette et mêmede la baïonnette à doudle et immédiatementcompatible avec le feu, que les anciennes armespouvoient être entièrement réformées, commeelles le furent en effet.
Sans doute, quand les circonstances changent,il faut changer avec elles; mais, comme tout n’é-prouve pas à la fois les mêmes changemens, il nefaut ni tout accepter ni tout repousser ; la grandescience des choses de ce monde sera toujoursde discerner ce qu’il faut s’approprier dans lesantécédens, ce dont il faut profiter en le modi-fiant, ce dont il faut se défier en le consultant,et enfin ce qu’il faut décidément exclure et re-jeter.
C’est ainsi que les grands hommes , à quil’on doit la restauration de la science militaire,ont effectivement procédé; c’est dans cet espritqu’il faut les étudier.
Gustave et les Nassau trouvèrent la phalangeressuscitée par les Suisses ; mais il ne s’étoitprésenté parmi ceux-ci aucun homme de géniecapable de combiner cette institution avec cellede la légion, ou plutôt de former de leur doubletradition un troisième ordre plus applicable auxcirconstances nouvelles que les deux autres, etd’en faire sortir un art nouveau ; ce f ut la
4
T. II.