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des corps qui se distinguèrent le plus à la bataillede Lutzen.
Les abus féodaux, ou nés des idées mal appli-quées de la féodalité, n’étoientpas moins pros-crits que les autres genres de désordre : les his-toriens remarquent que personne , dans cettearmée, ne pouvoit parvenir à commander dixhommes, qu’il n’eût auparavant appris à obéirdans l’état de simple soldat, et qu’ainsi on neA'oyoit point des enfans et des hommes sansexpérience à la tête des corps. Par là l’officier,accoutumé lui-même à la discipline, la faisoit ob-server exactement aux soldats, et les exerçoitcontinuellement ; aussi les vojoit-on se ralliercTeux-mêmes dès qu’ils étaient en désordre (i).Voilà ce que nous avons toujours regardé commele plus noble effort et le plus utile résultat del’instruction et de la vertu individuelle, véritableforce des armées, et qui ne peut se trouver quedans celles qui sont dans une certaine propor-tion avec la population de l’Etat qui les met surpied; l’armée alors est toujours l’élite, et jamaisla lie d’une nation.
Il y a loin de ces moeurs guerrières à celles deces hideux condottieri , que Machiavel a présentés
(i) Histoire de Gustave-Adolphe, tirée d’Archealiolz.