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roit peut-être culbutée et seroit entré à Dun-kerque si Turenne ne s’y étoit porté lui-même.Après les efforts les plus opiniâtres, Condé futforcé de partager la déroute du reste de l’arméeespagnole.
On peut voir dans Ramsay particulièrementet dans les Mémoires du duc d’Yorck les détailsque j’ai omis et surtout ceux de l’attaque de ladune centrale qui n’étoit réellement qu’unefausse attaque, bien que presque tous les histo-riens s’y soient trompés.
Il est évident que la manoeuvre de Castelnaufut le mouvement décisif; et cette vérité futalors si bien reconnue que le cardinal Maza-rin (i), qui, de sa nature, n’étoit pas large ré-munérateur , fit de suite Castelnau maréchal deFrance.
Le silence dont Turenne enveloppoit les plusgrandes pensées et les plus belles actions de savie, et la mort de Castelnau arrivée peu de joursaprès dans une autre action , ont été cause que
(2) Il paroît certain que Mazarin fut tenté de s attribuerl’honneur de cette bataille : la Cour étoit voisine du lieu oùelle s’étoit donnée ; le calcul qui avoit présidé au succès pou-voit être tombé dans la pensée d’un homme de grand sens, quin’auroit su de la guerre que ce qu’eu sait nécessairement unhomme d’Ètat ; d’ailleurs Mazarin avoit été militaire ; on auroildonc pu croire à cette version, si Turenne s y étoit prêté.