( I2 7 )
; Tage, de l’autre parla mer, et du troisième côtéI par la rivière très-encaissée d’Alenquer, laquellej se jette dans le Tage , et vers les sources de; cette première rivière, par des montagnes qui,| de l’autre côté de leur base, se baignent dansl’Océan.
Il passa donc la Guadiana, laissant le Tage àsa droite; il s’avança dans la province d’AIentejo,et, après avoir fait la démonstration de vouloirpasser le Tage, vis-à-vis de Santarem, il se rabattitsur la ville de Sétubal, à quatre lieues de Lisbonne,sur la mer. La flotte portugaise, forte de vingt-■ cinq bâtimens de toute grandeur, qui mouilloitdevant cette place, entra dans les eaux du Tage.
La flotte espagnole, beaucoup plus considé-rable, partie du port Sainte-Marie, et après avoirdoublé le cap Saint-Vincent, vint remplacer,devant Sétubal, la flotte portugaise. Le ducd’Albey embarqua ses troupes, passa du cap d’Espi-cliel au cap de Rocca, débarqua sur la rive droitedu Tage, et remontant ce fleuve, s’empara de latour de Belem, alors à deux lieues de Lisbonne,actuellement dans ses faubourgs.
| Don Antoine, prieur de Crato, compétiteurj de Philippe, avoit fait ses dispositions pour dé-| fendre les approches de Lisbonne,i II s’établit derrière un ravin alors profond etj anfractueux formé par la rivière ou plutôt le