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et peu d’heures après qu’à force de représen-tations , on fut parvenu à faire changer cette dis-position.
Cette même rivière de la Cinca, qui avoitcausé les désastres de César et du duc d’Orléans,ne nous a pas été moins funeste. La garnison d’unepetite ville , qu’elle baigne d’un côté, étoit com-mandée pour la traverser. On fait passer , laveille, selon l’usage, mais imprudemment danscette position , cinq compagnies qui dévoientformer l’avant-garde. Pendant la nuit, la rivières’enfle et coupe ces cinq compagnies de leurs ca-marades, qui les voient égorger par les guérdlassans pouvoir les secourir.
Cependant alors, comme au temps de César,comme à celui du duc d’Orléans, la connois-sance du pays, recueillie avec quelque soin, au-roit prévenu de pareils malheurs; mais on se faitun point d’honneur de mépriser les livres, quisont cependant les dépositaires les plus exactset les plus utiles de tous les souvenirs. Les res-taurateurs de l’art ne les dédaignoient pas, et onse ti’ouvera toujours mal d’une négligence si peuraisonnable.