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Tome deuxième.
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* marches : il a partout tenté sans succès, et la» supériorité d'opérations a passé par là du côté» de son ennemi.

» Turenne découvre un gué sur la Renchen,» qui est à deux lieues de sa droite; il part avec» sa seconde ligne à l’entrée de la nuit, passe la» Renchen, et prend une position sur le flanc de» Montécuculli.

» Montécuculli n’est informé de ce mouvement» qu’au jour, et le camp tout entier de Turenne,» qu’il voit encore devant lui, le tient dans l’in-» certitude : il n’en sort que quand il voit le camp«se détendre, et toute la première ligne mar-» chant sur sa droite pour venir passer la Ren-» chen et se porter à l’appui de Turenne (i); il

(i) Il semble, dans cette version de Guibert, que Turenneseroit parti de sa personne avec la seconde ligne. Feuquièresdit que ce fut M. Duplessis qui commandoit ce grand détache-*ment; il ajoute : « Ce mouvement parut tout-à-fait hasardeux» à toute l’armée ; et il l’auroit éié, en effet, si M. de Turenne,» dont le camp étoit à la vue de l’ennemi, ne s’y étoit tenu pour» empêcher que la marche de la seconde ligne ne fïil connue...» L arrivée de la seconde ligue, au-delà de la Renchen, fut d a-» bord prise par M. de Montécuculli pour un gros parti sorti» de 1 armée française dont il voyoit toutes les tentes tendues...» Mais comme M. de Turenne jugeoit bien que 1 incertitude où» ce mouvement jetteroit d’abord M. de Montécuculli ne dure-» roit que quelques heures... il marcha lui-même dès que l’ap.