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bataillons placés, l’an derrière l’autre, en premièreet en seconde ligne, pour avoir à peu près cettemême colonne dont on réclama, par la suite, laformation expresse, quand les bataillons ne pré-sentaient plus, depuis long-temps, que trois rangsde profondeur et que l’on continuoit à étendre lefront de bataille.
Comme toute action morale ou matérielleproduit infailliblement une réaction, l’effet na-turel de cette extension indiscrète de la lignede bataille, de cet abus de l’ordre mince, futde produire les systèmes exagérés de Folard,de Ménil-Durand, etc., en faveur de l’ordreprofond.
L’allongement systématique des fronts avoitdonné lieu à cette guerre lente et un peu timidequ’on appela guen'e de position.
Plus tard, l’usage de la colonne favorisa cetteguerre active, hardie, qui pousse à la conquêteet à l’envahissement.
Ces deux systèmes, pris exclusivement, ontde grands avantages et de grands inconvéniens.
Le véritable art de la guerre ne penche versaucun excès; il plane sur les systèmes et se sertde tous sans abuser d’aucun.