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» toient plus en âge et en santé d’être comptés» pour une nouvelle guerre. Louvois, qui avait gê-» mi avec rage sous le poids de ces anciens chefs,» avait mis bon ordre à ce qu’il ne s’en formât plus» «/’avenir dont le mérite pût lui porter ombrage.» Il n’en laissa s’élever que de tels qu’ils eussent» toujours besoin de lui pour se soutenir; il ne» put en recueillir le fruit y mais l’Etat en porta» toute la peine et de main en main la porte en-» core aujourd’hui. »
Louvois fut jugé par ses contemporains éclai-rés, comme nous le jugeons à présent : un desplus puissans génies qui aient paru à la tête desaffaires, mais qui, étant ministre et non pas gé-néral, soumit jusqu a un degré d’asservissementfuneste, la guerre proprement dite à l’adminis-tration et la stratégie au cabinet.
Le développement de ce système préparerapromptement le retour des mêmes abus qui ontamené la décadence des armées romaines.
Le ministre tout-puissant mettra les machinesde tout genre, le nombre des bataillons, l’argentet tous les moyens que la puissance positive peutcréer ou employer, à la place des talens et desvertus, parce qu’il peut disposer des hommeset des trésors et qu’il ne dépend pas de lui d’ins-pirer le courage et le zèle, le génie et la vraiediscipline.
T. II.
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