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Tome deuxième.
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composition qui se place au premier rang parmiles ouvrages analogues des autres peuples.

Quand l’ouvrage de Santa-Cruz a été tra-duit (t), il n’y avoil rien dans notre langue etil n’y a peut-être rien encore d’aussi completpour toutes les parties sublimes de l’art, sur-tout pour la partie moi'ale et la liaute stratégie.Sans doute, cet ouvrage n’est pas sans défaut;il pèche peut-être par l’abondance; mais cetteabondance est rangée dans un si bel ordre quellene fatigue jamais; elle est, en général, d’un choixsi sain qu’elle pourra toujours profiter à quivoudra y puiser.

On a fait, en espagnol, un abrégé de ce livredu marquis de Santa-Cruz (a); il est réduit àpeu près des quatre cinquièmes; on y a laisséavec soin presque tout ce qui appartient en

(1) Par M. de Vergy; il a ajouté au titre de Réflexions mi-litaires l’épithète de politiques ; et il justifie, d’une manièreassez plausible , cette variante ; on trouve , dans cette traduc-tion , des distractions étranges. Santa-Cruz , en parlant de labataille d’Zwus', du général de la ligue aciiéeime, Aratus , dit,selon le génie de sa langue, Arato, Isso; le traducteur françaisrépète Isso, Arato ; et, ce qui est plus extraordinaire, l’ency-clopédie méthodique, qui copie des demi-volumes entiers deSanta-Cruz, ne corrige point cette étourderie.

(2) Sous ce titre : Compendia de los veinte libros de re-flexiones militares , de Santa-Cruz , Madrid , en la imprentareal, 1787.

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