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Tome deuxième.
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Avez-vous besoin sur le Rhin, sur la Meuse,sur l’Escaut, d’autant de cavalerie, que lorsqueces provinces étaient ce qu’est encore aujourd’huil’Estramadure espagnole, ce qu’est une partie duHanovre?

Au lieu de ces vastes bruyères sur lesquellesvotre cavalerie pouvoit se répandre, et faire enmasse ou en ligne des manœuvres, des campe-mens ou de longs trajets, vous trouvez, à chaquepas, des haies, des fossés, des clôtures et des cul-tures de toute espèce.

Mettrez-vous la même importance à tenir desdéfilés, des cols, des passages naturels, quand l’arta créé partout de nouveaux chemins et de nom-breux passages ?

Prétendrez-vous encore garder un pays en occu-pant quelques positions réputées par traditiontrès-importantes , quand vous pouvez être dé-bordé de tous côtés par des armées supérieures,à cause de la récente multiplicité des moyens decommunication ?

Ouvrirez-vous avec peine et travail des che-mins incommodes au milieu de la campagne età travers tous les obstacles naturels, quand votreennemi peut rouler sur de larges chaussées uneénorme artillerie, et marcher rapidement sur votrecapitale ou sur telle autre ville importante del’Étatque vous défendez ?