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ment cherché dans ces remparts, élevés à la hâte,un secours qui leur rendît la manœuvre moinsnécessaire, et qui laissât tout son emploi à leurcourage passif et à ce sang-froid intrépide aveclequel ds attendent l’ennemi. Mais ces moyensde défense n’auroient vraisemblablement pastriomphé, si les assaillans avoient eu un moyend’attaque tel que les obusiers de campagne iu-trodu ts par Frédéric. Ils ne sont pas moinsutilescontre la cavalerie, quand elle est en position,derrière un rideau, dans un pli de terrain. Onne tue pas grand monde, mais on trouble lesrangs, on met un désordre momentané dans unetroupe; et c’est un grand avantage pour l’atta-quer immédiatement par dés charges d’infan-terie ou de ca-valerie.
L’institution de l’artillerie à cheval, dont les; besoins de tous les temps auroient pu donnerl’idée depuis l’invention de l’artillerie, puisque,dans tous les temps, il a été utile de la porter, leplus vite possible, d’un point à un autre, deve-noit plus nécessaire à mesure que les positionspouvoient changer plus facilement.
L’artillerie à cheval étoit donc pour un hom-me comme Frédéric une conséquence naturellede la célérité imprimée à ses troupes et surtoutaux mouvemens de sa cavalerie.
Quels que soient les frais de cette arme, et ils