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Tome deuxième.
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Pour éviter tous ces inconvéniens, plusieursmoyens se présentent; les premiers, les plus éprou-vés sont ceux que le roi de Prusse a pris : lesmarches de flanc sur toutes les lignes ou sur unepartie de leur longueur , s’il s’agit d’opérer, eneffet, sur les flancs; les colonnes sur le centre,s’il s’agit d’opérer perpendiculairement, et toutesles autres modifications que le bon sens et l’ana-logie peuvent inspirer sur le terrain.

Surtout, pour obtenir cette mobilité précieuse,il importe que les parties d’une armée soienthomogènes, que la même puissance de résistanceou d’attaque se trouve partout, de quelque côtéqu’on envisage la troupe, que partout avec lemoindre mouvement possible, elle présente lesmêmes conditions; à cet effet, que tout préjugéd’inversion et de préséance soit effacé dans toutesles acceptions de droite, de gauche, de front, deflanc, de tête, de queue.

1 Ces mêmes questions vont se reproduire dans: le chapitre suivant, où nous allons voir Guibert

en présence de ses adversaires, qui seront, enmême temps, ceux du roi de Prusse, adversairesj de bonne foi et persuadés qu’il est peu con-| venable aux Français d’imiter ce que le roi dePrusse a fait et ce que Guibert a loué.