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Tome deuxième.
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Le maréchal de Broglie avoit d’abord faitfaire à Metz, en 1776, par les rétiniens de Li-mousin et de la Couronne , un premier essai desmanœuvres proposées par M. de Ménil-Durand.

Deux ans après, un camp fut rassemblé sousses ordres à Vaussieux , près Bayeux, en Nor-mandie, où se trouvoient vingt et un régimens ,formant onze brigades et quarante-quatre batail-lons (parce que le régiment du roi, fort de quatrebataillons, formoit à lui seul une brigade); et sixrégimens de dragons, formant trois brigades etvingt-quatre escadrons. Un parc d’artillerie com-pléta ce corps d’armée.

En rapportant quelques inconvénient qu’onéprouva dans l’essai de la colonne centrale deM. de Ménil-Durand sur un trop grand front,Gnibert est obligé de convenir que, par brigadeou dans telle autre dimension bornée, cette for-mation peut avoir des avantages.

Une étrange tentative de M. de Ménil-Du-rand , et qui n’eut lieu qu’une fois au camp deVaussieux, ce fut de mettre les grenadiers en ti-railleurs, singulière distraction pour un élèvedes anciens, chez qui les soldats d’élite et lesvétérans étoient toujours la partie ferme et so-lide de la bataille , et où les légers étoient cons-tamment formés de combattans de moindre con-sidération.