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de régimens, des observances de droite, degauche. C’est encore la faute des préjugés dutemps, et non de son projet.
Le besoin de relever tous les inconvéniens,tous les défauts des colonnes de M. de Ménil-Durand, amène Guibert à l’énonciation d’unevérité qu’il n’avoit pas reconnue aussi clairementdans son Essai de tactique-, savoir : que les chan-gemens de front ou de position d’une armée oud’un corps d’armée ne s’exécutent jamais pardes évolutions , et qu’ils rentrent nécessaire-ment dans la classe des marches.
Ce qui paroît le plus certain, c’est que le ma-réchal de Broglie, plus habile et moins pas-sionné que les autres, c’est que M. de Rocham-beau, le plus savaut manœuvrier de ce camp,avoient mêlé leurs principaux mouvemens ,comme l’éternelle raison le conseille, d’inten-tions vers l’ordre mince au milieu de l’ordre pro-fond, de tendances vers l’ordre profond au mi-lieu de l’ordre mince. On conçoit en mêmetemps comment cette particularité, que la raisonseule devoit prévoir et dont elle seule pouvoits’accommoder, contribuoit à maintenir la pas-sion et l’entêtement chez tous ceux qui faisoientde cette discussion une affaire d’engouement etde parti, qui ne la considéroient qüe sous uncertain aspect et vouloient un succès exclusif