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c’est que l’armée de ligne adopta alors le costumede la garde nationale, et quitta l’habit blanc pourl’habit bleu. A chaque bataillon on mit un com-mandant particulier sous le nom de chef debataillon.
Ce corps s’appeloit demi-brigade.
Chaque bataillon étoit composé de neuf com-pagnies , dont huit de fusiliers et une de grena-diers.
A chaque demi-brigade étoit attachée unecompagnie de canonniers forte de soixante-quinze hommes, officiers et sous-officiers com-pris , au nombre de neuf : cette compagniefaisoit le service de six pièces de bataille. Cetamalgame n’a pas été de longue durée.
Chaque compagnie avoitun capitaine, un lieu-tenant, un sous-lieutenant, et à peu près un sous-officier ou caporal pour dix hommes, commedans l’ancienne organisation (i).
(i) La compagnie de grenadiers étoit de soixante hommes,celle de fusiliers de quatre-vingts , tant que le bataillon fut àsept cents. Quelques années après, en l’an VIII, il monta àmille soixante-sept hommes ; mais comme on commença dès-lors à éprouver de l’alfoiblissement dans l’espèce d’hommesdont les armées se recrutaient, et que le théâtre de la guerres’éloignoit chaque jour, il y avoit plus de malades , d’éclo-pés , etc. , etc. ; c’étoit toujours à peu près le même nombred’hommes sur le champ de bataille et sous les armes ; car les
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