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chers conftdens semble révéler sa pensée : quiveut occire le serpent^ lui doit écraser la tête.
Depuis lors, l’idée de la conquête d’Egypten’a pas cessé d’être familière aux imaginationsfrançaises.
Le même genre d’importance n’existoit plusdepuis long-temps pour cette expédition ; cettecontrée n’étoit plus nécessaire à la subsistancede l’Europe, mais d’autres considérations l’indi-quoient comme un point d’un grand intérêt,comme un but ou du moins un passage propreà donner une vive jalousie à l’Angleterre. Ce futdonc une diversion très-bien conçue, une très-bonne constitution de guerre que celle qui portaune armée en Egypte.
Sans doute quelques intrigues politiques ontpu s’applaudir de voir déporter un chef dont lagloire sembloit affliger un gouvernement om-brageux; les plus petites passions se mêlent entout temps aux plus grandes choses, mais l’in-trigue enfante bien moins qu’on ne le croit leshautes combinaisons : il n’est pas dans sa naturede concevoir et de raisonner en grand, et, quandil s’agit de réaliser de vastes pensées, on laissefaire les hommes de bonne foi, eux seuls y sontpropres.
Après avoir justifié la constitution de cetteguerre,nous observerons ses résultats dans l’es-