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la morale et de la politique, d’avoir pris les armespour soutenir des prétentions légitimes, et auxyeux de l’art, d’avoir bien constitué la guerre.
Au contraire, l’occupation française de la Pé-ninsule, sous Napoléon, ne devant trouver quede la résistance au-dedans et du blâme au-dehors,il n’en étoit que plus important qu’elle fûl pru-dente, concertée; qu’elle ne fît qu’un pas aprèsl’autre, qu’elle marchât avec précaution : ce futtout le contraire qui eut lieu.
Pour juger en connoissance de cause et avecéquité toutes les fautes qu’on peut reprocher auplan et à l’exécution, à l’ensemble et aux détailsde cette invasion , il faut d’abord consulter lagéographie et l’histoire ; elles sont chargées d’é-clairer la guerre sur les hommes et sur les choses,sur le théâtre et sur les acteurs; les principauxaspects topographiques de la Péninsule consi-dérée comme champ de bataille, sont surtoutessentiels à observer.
Il est facile de se figurer l’Espagne sous desimages qui la gravent dans la mémoire d’unemanière assez vive et en même temps assezfidèle, pour qu’on puisse toujours en consulterutilement le souvenir et le tableau (i).
Ainsi, quoique les flancs de la Péninsule espa-
(i) Voyez la carte ci-jointe et son explication.