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gnole s’élargissent considérablement, à mesureqn’on avance, après avoir passé les Pyrénées,quoique la ligne, qui s’étend du cap Finistère àCarthagène, soit presque double en longueur decelle de Fontarabie à Roses, toutefois on peut,sans trop de déception, considérer l’Espagnecomme un vaste promontoire très-élevé, dontl’arête principale, plus ou moins interrompue oudéviée, mais courant en somme du nord au sud,offre, en quelque sorte, l’idée d’un grand con-trefort des Pyrénées.
Pour franchir cette chaîne des Pyrénées, qu’onpeut regarder comme la gorge de l’immense bas-tion dont cette arête redressée seroit la lignecapitale , on monte beaucoup sur le revers quiregarde la France, on descend bien moins ducôté de l’Espagne. L’Ebre coule de l’Ouest àl’Est ; son lit est comme un fossé du côté del’Espagne, pour le rempart des Pyrénées, et soncours forme une interruption à cette arête quenous venons de présenter comme partant desPyrénées : c’est la principale exception au sys-tème géologique de la Péninsule. Par une autreanomalie, les montagnes cantabriques, qui selient aux Pyrénées, et où l’Ebre prend sa source,écartent la direction de ce fleuve de l’Océan,dont cette source est voisine, et le poussentvers la Méditerranée par une ligne presque aussi