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ronne de l’autre part, populations qui fournis-sent la meilleure infanterie de l’Europe (i).
Sans doute , une conduite juste et sage , quieût maintenu l’amitié, l’alliance avec le monar-que et le peuple espagnols, étoit de beaucouppréférable à toutes les hypothèses que nous ve-nons d’examiner. U n’est pas non plus officielle-ment prouvé que Napoléon ait eu principale-ment en vue d’attirer les Anglais dans la Pénin-sule, quand il y a porté ses armes; mais, enadmettant que ce fût son but réel, et que ceplan pût avoir un côté utile, ce but étoit bienmieux rempli par les opérations que nous avonsindiquées que par l’occupation générale de laPéninsule, dans l’intention proclamée d’y chan-ger la dynastie.
Il faut en conclure que, par quelque motif etdans quelque dessein que Napoléon ait entrepris
(i) Ce sont les nations dites Vascongades ; du côté del’Espagne , elles ont un caractère particulier qui les distingueégalement des Castillans et des autres Espagnols , et qui lesrapproche de tous les Français de la langue de hoc ; l’infan-terie de ces populations est la meilleure de l’Espagne ; du côtéde la Fi ance , ce fut avec l’infanterie gasconne qu’Èdouardet le prince Noir eurent leurs grands succès ; ce fut l’infanteriedes bords de l’Adour et de la Garonne qui gagna les bataillesde Créci, de Poitiers et d’Azincourt; ce fut la même infan-terie qui gagna la bataille d’Agnadel.