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Oudinot de l’autre, ils furent forcés de se retirerpar la route de Hochkirck qui se trouvoit paral-lèle au nouveau prolongement de leur droite,et que Ney et Macdonald menaçoient égalementde leur couper.
Telle fut une affaire qui comptera toujours,à bon droit, parmi les plus savantes, puisque lavolonté et la science du chef ont tout fait danscette journée. Ni l’infanterie ni la cavalerie fran-çaise , n’étoient assez vigoureuses pour chargerl’ennemi à coup sûr. La cavalerie resta toujoursà distance, l’infanterie en carrés. Pour écarterl’ennemi et pour l’obliger à des mouvemens ré-trogrades ou contraires à ses desseins, il ne res-toit d’agent efficace qu’une artillerie nombreuseet toujours en action; ce fut cet agent habile-ment employé qui décida la victoire; et c’estaussi ce qui explique comment l’ennemi, incon-testablement battu, ne fut cependant, pas pour-suivi, non plus qu’à Lutzen.
La bataille de Pultawa eut un succès tout dif-férent ; il fut le résultat d’autres moyens, commed’autres circonstances. Pierre le Grand , dontl’œil dominoit au loin sur une plaine rase, n’eutautre chose à faire qu’à tenir dans ses redoutes,et aucune diversion ne pouvoit les lui faire quit-ter. Les Suédois, obligés de les enlever de viveforce, se rompirent dans cette attaque; et les