Band 
Tome deuxième.
Seite
560
JPEG-Download
 

( 56o )

effrayés; les loue du parti qu’ils ont pris; entreavec eux dans le château ; le fait créneler, engarnit les fenêtres; une grêle de mousqueteriefoudroyé le flanc de cette aile victorieuse, et labataille est gagnée par suite de ce même désor-dre, de notre part, qui tout à l’heure en assuraitle gain à l’ennemi.

Qui pouvoit prévoir une position si singulière,conseiller .une conduite, en apparence, si bizarreet cependant la seule peut-être capable de ra-mener la victoire ?

Cromwel voit prendre la fuite au général duparlement; il arrive à lui, et lui dit froidement :« Vous vous trompez, milord, ce n’est pas là quesont les ennemis. » Manchester tourne bride, etobéit à la voix du génie et à l’ascendant du ca-ractère. Qui auroit pu prescrire d’avance cet acteet ce langage à Cromwel? Remarquons que cemême homme, devenu protecteur, étoit encoreappelé par Mazarin un fou heureux; expressionqui se rattachoit à son idée favorite, et qui n’étoitnullement injurieuse pour Cromwel, dans l’in-tention de celui qui s’en servoit.

Non,ni le calcul,ni la fortune , ne sont cons-tamment et exclusivement les maîtres de laguerre ; et heureusement pour le génie et lestalens naturels, il y aura toujours des choses im-prévues, des impressions à donner et à recevoir,