Introduction.
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tèrepar le défaut de soins et de conservation ,et que notre imprévoyance nous fera un jourmanquer de bois.
Le premier de ces avertissemens remonte àplus de deux cents ans. Colbert lfe renouvela tet l’ordonnance de 1669 fut rédigée et publiée.
Depuis Colbert , Lamberville et Guettardont énoncé le même avis dans des mémoiresqu’ils ont publiés sur la tourbe , sans qu’ilait produit aucun effet. Cet avis étoit alorsprématuré , car en 1746 , les bois n’étoientni rares , ni chers dans toute l’étendue de laFrance , et dans beaucoup de localités , ilsétoient à vil prix.
Cependant , à cette époque , on se plai-gnoit dans quelques autres , du renchérisse-ment du bois , et de ce que Paris n’en étoitpas toujours abondamment approvisionné.Ces plaintes n’étoient point fondées :
i°. Le prix de la voie de bois , fixé pour lapremière fois à Paris , en 1669 , à 20 livres (lemarc d’argent valoit alors 40 livres) étoit tou-jours le même, et n’a été augmenté de 2 livres10 sous qu’en 1785 , tandis que le marc d’ar-gent s’est élevé pendant ce laps de temps jus-qu’à 52 livres , où il est encore aujourd’hui,