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même chêne et les graines d’une même espèced’œillet) , peuvent donc produire des varié-tés apparentes de châtaigniers que l’art seulpeut corriger, mais qui ne laissent pas d’embar-rasser souvent les nomenclateurs, lorsqu’ilsn’ont observé la nature que dans les livres.
Le châtaignier grossit moins en massifs quelorsqu’il est isolé. Le plus gros que j’ai ren-contré en plein bois, avoit six pieds de tour,et j’en ai vu d’isolés dont la circonférenceétoit de seize pieds j mais ils étoient gâtés :ce qui me fait présumer que cet arbre ne vitpas aussi long-temps que le chêne et l’orme.
Son bois est excellent en charpente ; maisil faut qu’il soit à couvert de la pluie et dusoleil. Il a sur le chêne l’avantage de n’êtrepas attaquable par les vers. Cet avantage,réuni à l’élasticité du taillis de châtaignier,fait préférer les cercles de ce bois à ceuxque l’on fabrique avec les autres espèces debois 3 mais son sciage est mauvais , ainsi queson bois de chauffage.
Le châtaignier planté isolément est doncun arbre très-précieux pour son propriétaire,non pas sous le rapport du bois qu’il peutlui procurer dans cette position, mais rela-tivement à son produit en fruits. Un arpent