des Bois et Forêts.' 6 9
§. V I.
Le Platane. Sa végétation ,
Les anciens présentent cet arbre comme sus-ceptible de prendre , avec le temps et sur unterrein convenable , les plus fortes dimen-sions (1 ). On ignore encore s’il pourra les ob-tenir en France , parce qu’il n’y a pas un sièclequ’il y est naturalisé 5 mais à en juger par lavégétation rapide et vigoureuse qu’il y montredéjà, on doit espérer qu’il y réussira aussi bienqu’en Italie.
Je place cet arbre dans la famille des boisdurs , parce que sa contexture et sa pesanteurspécifique lui donnent plus d’analogie avec lesbois durs qu»avec les bois blancs. D’ailleurs,le commerce l’a adopté ainsi.
Duhamel indique trois variétés de cette es-pèce de bois, qu’on ne voit guère encore que
(1) Le trop crédule Pline (Liv. XII, chap. 1 de sonHistoire naturelle ), en cite deux exemples. Il parled’un platane de quatre-vingt pieds de diamètre, danslequel Mutianus soupa et couclia avec vingt-une per-sonnes ; et d’un autre, dans l’intérieur duquel le princeCaïus soupa ayec quinze personnes, et environné de sasuite.
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