des Bois et Forêts. qi
de chênes. D’un côté il aime les régions lesplus froides où le chêne ne peut exister jde l’autre , le chêne vient très-bien sous unetempérature qui ne peut convenir au mélèse jmais par-tout où les deux espèces d’arbrespourront prospérer en concurrence, le chêneaura sur le mélèse l’avantage du plus grandproduit ; car à cent cinquante ans, un arpentde chêne, dans cette localité, produira plusà son propriétaire que trois arpens de mé-lèse de quatre-vingts ans, âge ordinaire deleur aménagement.
S- I I.
Le Sapin. Sa végétation.
Le sapin, placé sur un sol et à une expo-sition convenables, s’élève presqu’aussi hautet devient plus gros que le mélèse.
La France possède des forêts de cette es-pèce dans les Alpes, en Auvergne et dansles Vosges. C’est de ces dernières montagnesque l’on tire tout le sciage de sapin que l’onconsomme à Paris.
Miller compte douze espèces de sapin :dans ce nombre , il paroît que nous ne pos-sédons encore que le sapin à feuilles d’if etle sapin pesse.