dis Bois et Forêts. J67lui faire tort dans l’esprit de quelques lecteurs, |je dois exposer les raisons qui m’ont déter-]miné à l’adopter.
La couche végétale de la terre a une épais-seur extrêmement variable, et ses sucs nour-riciers y sont très-inégalement répandus. Safécondité dépend de son épaisseur , de laqualité de ses sucs, et de la température duclimat sous lequel elle est placée.
Plus les dimensions des plantes vivacessont grandes sur un terrein , plus sa couchevégétale se trouve être épaisse et substan-tielle. Comme lorsque les mêmes plantes neprésentent que de petites dimensions sur unautre terrein, on en conclud , avec raison ,que la couche végétale de ce terrein a bienmoins d’épaisseur , contient bien moins desucs nourriciers, ou, si l’on veut, moinsde principes de végétation, que celle du pre-mier terrein ; en un mot, qu’il est d’une qua-lité bien inférieure.
Tels sont les principes incontestables dela végétation „que j’ai donc pu appliqueravec succès à celle des bois.
En effet, on voit par le tableau du produitdes bois sur les différens terreins et dans leursdifférens aménagemens, que sur les meil-
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