des Bois et Forêts. 169de deux à six lignes, tandis que sur lesbons elle est encore de douze à vingt-quatrepouces.
De quinze à vingt-cinq ans la pousse an-nuelle de ces taillis sur de mauvais terreinsn’est plus que de la hauteur du bourgeon ,quelquefois même la cime des taillis commen-cent à s’y dessecher, mais leur tige gros-sit encore ; elle ne gagne plus rien en hau-teur j mais elle produit un bois de chauf-fage plus gros, plus pesant , plus durable aufeu , et qui se vend plus cher que celui dumême taillis coupé dans un âge moinsavancé.
Au-dessus de vingt-cinq ans , les souchesles plus foibles de ces taillis dépérissent, etles recrus qui suivent leur coupe, sont plusclair-semés, à moins que les semis naturelsne les repeuplent.
L’âge de vingt-cinq ans est donc celui dela maturité des taillis placés sur les plus mau-vais terreins , et il est donc possible de lereconnoitre à la cessation de l’allongementde leurs pousses annuelles.
Or , si ce moyen de reconnoître l’âge dela maturité des bois est exact et facile à em-ployer pour les bois placés sur de mauvais