des Bois et Forêts. i8i
trouve pas de brin , il vaut encore mieuxles prendre sur souche que de leur substituerdes baliveaux d’essence inferieure. Il est vraique les baliveaux de chênes sur souche sontsouvent exposés à se gâter $ mais ils se tarentrarement avant un siècle ; et comme , danscet intervalle , on Coupe le bois plusieursfois, on est toujours à même de le remplacerà la coupe suivante par des baliveaux debrin (i).
En l’absence du chêne, on choisira les ba-liveaux en hêtre, ou en frêne, ou en châ-taignier ; et à leur défaut,en bouleau, ou entremble.
Les baliveaux des bois des trois dernièresclasses doivent être choisis avec les mêmesprécautions ; savoir : les trois quarts en chê-ne , autant qu’qn le pourra, et le surplusen frêne , hêtre , ou châtaignier. Le frêne etle hêtre doivent avoir la préférence sur le
( 1 ) C’est à tort que quelques auteurs forestiers ontavancé que le chêne sur souche poussoit mal, et étoittoujours en. état de. langueur ; j’affirme, au contraire,que lorsque sa souche n’est pas caduque , sa tige estplus forte et plus élevée à vingt - cinq ans , que celledes chênes de brin.
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