des Bois et Forets. 189
telles qu’en offroient en grande quantité lesbois du domaine public avant la révolution ,et qui lui produisoient un si foible reve-nu (1). Les futaies-pleines que je propose icidoivent être placées , choisies et adminis-trées de manière que, dans le moins de tempspossible, l’on puisse en obtenir le plus grandproduit.
Pour établir ces futaies, il faut choisir,parmi les bois de la septième classe, et mêmedans les meilleurs de la sixième classe, dansle cas où on n’en trouveroit pas assez deconvenablement placés et de meublés desmeilleures essences dans ceux de la septième ;il faut, dis-je, choisir parmi les bois de laseptième classe , les plus âgés et les mieuxplacés , eu égard aux débouchés les plus
(1) Avant la révolution , les plus belles parties defutaies de la forêt de Fontainebleau ne se vendoient, àtrois cents ans , que de trois mille à trois mille cinq centlivres l’arpent, parce qu’elles étoient clair - semées ,( effet de leur trop grand âge ) , et qu’il y avoit beau-coup de vides. Admettant trois mille cinq cent livrespour prix de chaque arpent, il ne représentait qu’unrevenu de onze livres treize sous quatre deniers, re-venu bien inférieur à celui qui résultera de mon systèmed’aménagement.