téoriques , que lorsqu’ils sont pressés les unscontre les autres , comme dans les pleinesfutaies, où ils ne trouvent pas une nourri-ture aussi abondante , et où ils sont absolu-ment privés de ces engrais. Ainsi il faut beau-coup plus de temps à ces arbres, placés en fu-taies pleines, pour acquérir la même grosseur,que s’ils étoient situés isolément, sur un solégalement fertile , où ils trouvent en abon-dance une nourriture qui ne leur est pas dis-putée , et où ils peuvent profiter de tous lesengrais météoriques.
L’effet des éclaircissemenS que je proposede faire dans mes futaies pleines , sera donc,en introduisant dans leur intérieur un air pluslibre , et en ôtant les arbres les plus voisinsqui partageoient leur nourriture, de les faireparticiper au prompt accroissement des mê-mes arbres isolés , et conséquemment d’abré-ger le temps qu’ils auroient mis à acquérirune grosseur convenable sans trop nuire àl’élévation de leurs tiges.
Ainsi, à cent-vingt ans , les arbres de cesfutaies auront déjà de quatre à six pieds detour ; à cent cinquante ans, de cinq à neufpieds; à deux cent vingt-cinq ans, de huit àdouze pieds de tour; et leur tige pourraAménagement des Bois , N