Amknagemest
rations ; et , lorsque les bois seront entrès-grandes masses , qu’ils seront bien per-cés par des routes ou par des chemins , ouqu’ils seront aménagés en gaulis ou en fu-taies, il pourra en classer d’avantage ; danstous les cas , le forestier saura profiter deschemins plus ou moins nombreux qui tra-versent les bois pour en examiner l’intérieur,et des connoissances locales que pourront luidonner ou les gardes de ces bois , ou les ha-bitués , ou même les bûcherons , de manièreque les difficultés locales ne lui occasionnentpas une grande perte de temps. D’après cela ,je fixe donc à un jour le temps moyen qu’unforestier intelligent mettra à observer et à clas-ser mille arpens de bois et à dresser le procès-verbal de son opération. Si le domaine pos-sède encore cinq millions d’arpens de bois,le classement de ces bois employeroit cinqmille jours j ou bien si l’on chargeoit deuxcent forestiers de cette opération , ils la ter-mineraient en vingt-cinq jours.
Supposons qu’ils ne puissent la faire qu’endeux mois : ce peu de temps peut-il être unobstacle et au nouvel aménagement,puisqu'onen reconnoît la nécessité, etàla delivrancedescoupes annuelles , puisqu’il peut être deter-