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la propriété , droit beaucoup trop méconnudepuis la révolution.
Cependant , dans une société bien organi-sée , ce droit doit être renfermé dans de sageslimites.
La loi puniroit certainement l’insensé quidétruiroit ses propres moissons, encore qu’encommettant le délit, il ne fît qu’user du droitde propriété ; mais dans cet acte, il fait untort réel à l’approvisionnement général d’unedenrée de première nécessité. Alors le légis-lateur , dans la punition qu’il devra lui infli-ger , ne peut pas être arrêté par un principebien respectable sans doute, mais dont l’abuspeut avoir des conséquences aussi funestespour l’état social.
Cette observation s’applique naturellementà la jouissance des bois qui, après le pain ,doivent être aussi regardés comme un objetde première nécessité : et d’ailleurs, détruiren’est pas user.
Il est donc nécessaire de faire aussi concou-rir les bois des particuliers à l’approvision-nement général, en prescrivant des bornes àleur jouissance ; mais il faut les combiner avecl’intérêt général et celui des propriétaires, demanière qu’ils puissent user de leurs bois le