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Si l’on est bien pénétré de ce que je viensde dire sur les plantations , on sera con-vaincu que cet art ne se borne pas à savoirfaire un trou et à y placer un arbre, et quepour planter avec succès, il faut encore sa-voir le conduire lorsqu’il est planté.
Ces connoissances sont d’autant plus né-cessaires à tous les propriétaires, que lenombre des bons planteurs est très-petit, etqu’on se trouve presque toujours obligé d’enformer.
Et comment former de bons planteurs, sil’on ignore soi-même fart de bien planter !
D’un autre côté, mieux on plante, et moinsles plantations sont dispendieuses, parce queleur reprise est plus assurée, et qu’on n’estpas obligé de recommencer.
Effectivement , l’arbre le mieux soignén’exigera qu’une dépense de douze à vingtsous , suivant les localités , à le prendre de-puis son entrée en pépinière jusqu’au mo-ment qu’on l’abandonne à la nature. Cepen-dant cet arbre ,. qui a coûté si peu à planteret à dresser, peut valoir un jour de six livresà cinq cent francs, suivant son espèce , sonâge et sa position.
Ainsi, avec un sacrifice annuel de vingt-
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