Restauration
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une population plus grande , des bestiauxplus nombreux, une agriculture mieux en-tendue , et des récoltes plus abondantes (1).
Ainsi, ce droit est non-seulement destruc-teur des bois, mais il est encore nuisible àl’agriculture, par une grande perte d’engrais,par les obstacles que cette jouissance trop fa-cile oppose à son perfectionnement, et parla dégénération des races de bestiaux ; et sasuppression , loin d’être une calamité, doitêtre regardée comme un bienfait.
(1) Par un recensement fait en 1676 , dans les qua-rante-huit communes qui jouissent du droit de pacagedans la forêt d’Orléans , il résulte qu’elles contenoientensemble : 1 °. soixante mille feux ; 2°. dix-sept millebêtes à cornes; 3 °. trois mille deux cent moutons;4°. deux mille sept cent chevaux ; en les supposanttoutes égales en fortune et en population , chacune deces communes auroit cent vingt-cinq feux, trois centcinquante-quatre bêtes à corne, six cent soixante-sixmoutons et cinquante-six chevaux. Celte prospérité n’estpas très-remarquable , et sur la fin du règne de Louis XV,il a été constaté qu’en général on trouvoit une plus grandepopulation , une agriculture plus perfectionnée , et unplus grand nombre de bestiaux dans les communes pri-vées de toute espèce de pâturage commun ; que dans le*Communes possessionnées.