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Tome premier.
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H I

R E

S T O . II V.

Lastronomie est de toutes les connoissances dont nous trai-tons dans cette histoire , celle sur laquelle il y. a moins dac-cord entre les écrivains, et lon ne doit pas son étonner. Lesphénomènes celestes et la régularité quon observe dans lesmouvemens des astres, ont du exciter à peu-près dans lemême temps la curiosité de tous les hommes. Aussi trouve-t-ondes traces de létude du ciel chez presque toutes les nationsanciennes; celles qui eurent la réputation dêtre savantes, nefurent pas les seules sensibles à ce beau spectacle de la nature.Quil me soit permis de citer uniquement les Gardois nosancêtres. Jules César ( 1 ) nous apprend que les Druides, quirépondent assez bien aux prêtres Egyptiens , philosophaientsur le mouvement des deux , e r en instruisaient ia jeunesse.Lastronomie enfin lut presque la première science de tousles peuples.

On ignorera toujours quel progrès avoit fait lesprit humainchez ies premiers habitans de lUnivers avant le déluge. Cetteterrible catastrophe , en rompant le fil entreux et nous , nepermet que des fables ou des conjectures. Ainsi , que les des-cendans d Adam et de Setk ayent été versés dans lastrono-mie , je ny vois rien dimpossible ; mais que ces pères dugenre humain leur ayant prédit que le monde périroit pardeux déluges, lun deau, lautre de feu, ils ayent gravé les

f irincîpes de cette science sur deux colonnes , lune de pierre ,"autre de brique, pour les transmettre à leur postérité ( 2 );que Setk lui-même ait divisé le ciel en constellations, et imposédes noms aux planètes et aux étoiles (-1), cest ce quon doitregarder comme des faits hazardés. Jo&ephe , qui rapporte lepremier de ces traits, l'imagina sans doute à limitation deces colonnes depositaires de lancienne histoire Egyptienne, queManethon avoit consultées. A peine le nom de lauteur deces monnmens et celui du lieu on les voyoit , y sont-ilsdéguisés. Car on les noininoit , ou du moins Manethon lesnomme , les colonnes de Sothis , appelé autrement Aseth , etelles étoient dans une contrée appelée Ser'iadlca. Josephe enfait louvrage de Seth e t de ses desccndans, et les place aussidans un pays qui porte le même nom , in terra Siriade. 11en est sans doute de cette histoire comme de celle d Abrahammontrant lastronomie et l'arithmétique aux lgyptiens. Lhis-

( t ) Dr bell. Gall. 1 . 6 .(i.) Ant. Jud. i. l J c. 3.

(3) Ma la las. Chron. p. 4. Clycas.annal, p. rai.