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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liv. IH. i3itrice , le rayon CE, il y a même raison de CK à CA , quede larc BE à B A; ainsi le quart de cercle sera toujours di-visé en même raison que le rayon, on plus généralement unarc quelconque sera divisé en même raison que la partie cor-respondante du rayon, cest à-dire que l'arc B JE, sera a B e ,comme CK à C k.

Venons maintenant à la propriété qui a donné le nom à laqnadratrice. On démontre que le dernier point D , elle se ter-mine sur le rayon CB , est tellement situé que CD e*i à CB ,comme CB est au quart de cercle B A. Cette courbe donneroitdonc la quadrature du cercle, sil étoit possible de trouver cepoint par une opération géométrique, et cest pour cela, queles anciens lappeilèrent la Quadratrice. Nous soupçonnons, etVappus semble le dire ( i ) , que ce lut Uinostrate qui observacette propriété remarquable, et cest de- peut-être quest venuela coutume de dire la quadratrice de Dinostrate, comme on ditla spirale d Archimède. Car il y a quelque raison de croireque son inventeur lut Ilippias dElée , philosophe et géomètrehabile , contemporain de Socrate. Je le conjecture daprès unendroit dun auteur ancien ( 2 ), qui dit quon tenta la multi-sectionde langle , par les quadratrices d 'Hippias. Je ne croispas que lantiquité nous fournisse aucun autre géomètre de cenom, que celui dont je parle.

XVIII.

Les Mathématiques mixtes ne firent pas chez les Platoniciensdes progrès proportionnés à ceux de la géométrie. A lexemptede leur chef, plus adonnés à des spéculations abstraites, quàlobservation de la nature, ces philosophes furent peu attentifsà saisir les véritables principes des sciences physico-mathéma-tiques. Lastronomie resta chez eux, à-peu-près dans le mêmeétat ils 1 avoient reçue. Nous ne nous arrêterons pas à ob-server quils eurent sur la forme de la terre, sur la cause deséclipses , etc. des idées justes et exactes. Ce nétoit déjà plusun mérite pour une école de philosophes; et lon ne trouve plus,dès le temps de Socrate , aucune division parmi eux sur cesujet.

Ce que nous venons de dire sur lastronomie des Platoniciens,nous dispense de nous étendre beaucoup sur leurs opinions as-tronomiques. Nous observerons seulement que le système dar-rangement de lunivers quils adoptèrent en général , est celuiqui met la terre au centre, et qui fait tourner autour delle

£1) Coüect. Math, lié. 4.

(1) Proçl. ad I Eucl. p. J.