DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liv. IV. aoî
Vobliquité de l’écliptique examinées. Ses autres inventionsMathématiques. VII. J)’Apollonius le géomètre. Il écrit huitLivres sur les Sections coniques. Idée de cet ouvrage, etprincipalement des quatre derniers Livres. Histoire de cesLivres , perdus pendant long-temps , et retrouvés au milieudu siècle passé , à l’exception du dernier. Autres écritsd’Apollonius ; précis de quelques-uns, et diverses particu-larités à leur sujet. VIII. Lie quelques Mathématiciens demérite y contemporains des précédons , Conon y Hicomède, etc.Leurs travaux et leurs inventions. IX. Histoire d’IIip-parque et de ses travaux astronomiques. Ses découvertessur la théorie du Soleil, sur celle de la Lune, sur lamouvement des fixes, sur la Trigonométrie et la Géogra-phie y etc. X. Mathématicien s qui fleurissent depuis le tempsd’Hipparque jusq u’aux environs de 1’1ère chrétienne, commeGéminus, Ctesioius , Héron, Sosigùue, Théodose, etc.
I.
Noos ne pouvions choisir une époque plus propre à com-mencer cette partie de notre ouvrage, que l’institution del’école d’Alexandrie. Quelque mémorable qu’elle soit dans l’his-toire des lettres, il semble que c’est principalemeht dans celledes mathématiques qu’elle doit tenir une place. En effet, ceque l’école de Platon avoitété pour la géométrie, celle d’Alexan-drie le fut pour les mathématiques en général. C’est dans sonsein que nous verrons désormais fleurir ou se former presquetous les hommes devenus les plus célèbres , par l’accroissementqu’ils leur ont procuré. C’est sur-tout à l’épeque de cet éta-blissement qu’on voit l’astronomie sortir de l’état d■'enfance,où l’avoient laissée les premiers philosophes Grecs, et prendreune marche plus assurée ; qu’au lieu de se livrer à de vainesconjectures, on commença à mieux sentir la nécessité desobservations , et à en accumuler pour l’usage de la postérité.C’est enfin à cette école célèbre qu’est du le premier systèmed’astronomie, fondé sur une comparaison réfléchie des phé-nomènes célestes , et propre à les représenter avec quelquevérité.
Les premières années qui suivirent la mort d 'Alexandrafurent des temps de trouble et de confusion. Le vaste empire,fondé par ce conquérant, et dont il jouit si peu, fut démem-bré par ses principaux capitaines, et Lagus eut pour sa partl’Egypte. Il ne fut pas plutôt tranquille possesseur du sceptre,qu’il tourna ses Yues du côté des sciences. U attira par son
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