.fa» HISTOIRE
qu’il nous présente , quoique pour la plupart plus dignes delouange par leurs efforts pour pénétrer dans ces sciences ,que par leurs succès.
Pierre d’Apono ou d’Abano, médecin célèbre de ce temps,cultiva aussi l’astronomie, et écrivit un traité sur l’astrolabe (i),malheureusement infecté de beaucoup de visions et d’applica-tions astrologiques. Sa réputation en ce genre le lit brûler ,au moins en effigie , en i3i6, après sa mort. Le malheureuxCecchi d’Ascoli , dont le nom étoit Pra/icesco de Stabili ,professa les mathématiques à Bologne , et fut auteur d’un com-mentaire sur la sphère de J. de Sacro-Bosco, qui fut impriméà diverses reprises plusieurs années après (z). J’ai dit le mal-heureux Cecchi ; en effet, il n’-en fut pas quitte à si bon mar-ché que Pierre d’Abano : victime de la superstition ou de lajalousie de ses envieux, il fut réellement brûlé à Florence en102,8 , âgé de 70 ans. Ils ont été l’un et l’autre victorieusementjustifiés des imputations d’hérésie et de sortilège , tant parNaudé, dans son livre sur les hommes suspects de magie , quepar M. l’abbé Tiraboschi, dans son llistoria Litteraria d'ita-lia. Ce dernier y rapporte et discute avec étendue les motifsde la funeste aventure de Cecchi.
Marc de Béncvent écrivit vers l’an i 35 o, sur le mouvementde la huitième sphère, ou des étoiles fixes, mais assez inutile-ment pour le bien de la science; car il adopta les idées faussesde quelques Arabes sur ce sujet. Biagio Pelacano , autrementBiagio diFarma fut encore un Italien qui contribua àla renaissancedes mathématiques dans son pays ; car il écrivit sur l’arith-métique, la géométrie, l’astronomie et l’optique , et il pro-posa sur ces deux dernières sciences des questions que Simler,de qui nous tenons cette notice, appelle très subtiles. Je trouveencore vers cette époque un noble Génois nommé Andalo,ou Audalone del Negro , qualifié de grand voyageur et astro-nome ; il fut auteur d’un traité de Astrolabio , publié à Fer-rare en i 4 y 3 . Nous lui joindrons enfin Paolo dell’ Abaco ,ainsi nommé à cause de sa prodigieuse habileté en arithmé-tique. Il mérite une place ici, tant à ce titre qu’à celui d’as-tronome et de géomètre. Car il réunissoit toutes ces connois-sances, et l’on croit qu’il fut un des premiers qui pratiquèrentl’algèbre dans ce siècle. Il étoit observateur, et se fit lui-mêmedifiérens instrumens qui lui servirent à rectifier des erreurscommises dans les lieux des fixes. Voilà bien des titres pourfigurer en cet endroit.
(0 Astrolabhun planurn in tahu- ( 2 ) 1485 , 1 - 199 .Us, etc. Venetiis, 1502, in-4 0 .
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