B6i HISTOIRE
nombre de bons ouvrages qu’il publia. Car on lui doit ù’abonlla traduction latine de partie des œuvres d’Archimède , qu’ilpublia en i 55 H, avec un commentaire sur les endroits diffi-ciles. Les deux livres de ce géomètre , intitulés De iis qutwvehuntur in aqua , dont le texte grec ne s’est jamais retrouvé ,fin eut aus>i publiés par ses soins en i 565 , et en sont jusqu’àprésent la meilleure édition. H donna l’année suivante, 1666,les quatre premiers livres des Conicpies d'Apollonius , avec lecommentaire d’Eutocius , et les lennnes de Pappus, qui en sontune sorte de commentaire ou d’introduction , et ses propresnotes. Sa nouvelle traduction latine des Elétnens d’Euclide, vitle jour pour la première fois en i 5 ji, et il en procura unebonne traduction eu italien, qui parut à Pcsaro en 1576, etdu nouveau en 161p. Cette édition latine d’Euclide est si esti-nu'e , que réduite aux huit livres ordinaires, savoir les six pre-miers, avec les onzième et douzième, elle est devenue commeclassique en Angleterre , et a été réimprimée un grand nombrede fois (in-8°.). O11 doit encore à Commandin les meilleurestraductions latines de divers ouvrages anciens, comme les traitésdu Planisphère et de l ’dnalernme de Ptolémée ; le livre d’Aris-tarque de Sam os, sur les grandeurs et distances du Soleil, etde la Lune ; les Pneumatiques ré’Héron ; le traité de Géodésieou des divisions des figures du géomètre Arabe , Mehexnet deBagdad , dont l’original lui fut fourni par Jean l)ée , géomètreAnglois. Mais un dernier ouvrage , et le plus important detous , dont on ait l’obligation à Commandin , est sa traduction,éclaircie par des notes , îles Collections mathématiques dePappus. Car cette traduction est encore l’unique qui ait paru, etpeut-être sans lui, cet ouvrage si important dans l’ordre de lagéométrie ancienne, seroit encore enseveli dans la poussièredes bibliothèques. Commandin y travailla uti grand nombred’années. Elle parut après sa mort à Pesaro, en 1688, in-fol.Je renvoie, pour le surplus de ce qui concerne cet objet, àce que j’en ai dit dans le quatiième livre de la première partie decet ouvrage.
Ce géomètre , recommandable par ses travaux multipliés ,mérite qu’on jette quelques fleurs sur son tombeau. Il étoit néii Uibin eu idoq, et passa la plus grande partie de sa vie auservice du duc de ce nom (ban Marie), qui fut son élèveen mathématiques ,ainsi que Guido Ubaldo , marquis del Monte,et l’on peut dire qu’il fut un des hommes qui servirent le plusutilement les mathématiques à cette époque. On pourroit ledonner comme le modèle des commentateurs ; ses notes vontau fait , et ne viennent qu’à propos, sans être ni trop longues ,ni trop courtes. Très versé dans tout ce que les mathématiques