Sj i HISTOIRE
que lui dans li géométrie transcendante. Il donna non-seule-ment des éditions de divers géomètres anciens, tels qu’Archi-mède , Tliéodosc ; mais il ht quelques décousîtes dans lathéorie des sections coniques. i°. Il travailla à rétablir le cin-quième livre d’Apollonius, sur les indications de Pappns, quiapprennent qu'il traitoit de, nuixhnis et niinimis. 11 en formadeux livres, à la vérité, fort inférieurs à celui d’Apollonius,et à ceux de M. Viviani ; ils n’ont paru qu’en îééj, par lessoins, je |ense, d'Alphonse Borelii , et Viviani en a donnéun précis dans sa divination sur Apollonius. Mais ce qui faitprincipalement honneur à Maurolicus, c’est l’ingénieuse ma-nière dont il considère les sections coniques. Il les prend dansle cdne meme, et il montre par cette voie diverses propriétésde ces courbes , comme celles de leurs tangentes , des asymp-totes de l'hyperbole, etc., ayec une élégance ravissante pourles amateurs de la géométrie ancienne. Aussi plusieurs auteursont-ils adopté cette méthode, entr’autres M. de la Ilire, dansson grand et savant traité tics sections coniques, où il l’abeaucoup étendue, £i l’espace nous le permetloit , nous endonnerions volontiers une légère idée. L’esprit géométrique ,dont Maurolicus ctoit plein , lui fit faire cette remarque utileen gnomonique , que les traces de l’ombre du sommet d’unst)le sont toujours des sections coniques, dont la nature etl’espèce varient suivant la position du plan où se projettecette ombre. (On suppose ici que le mouvement de déclinaisondu Soleil dans le cours d’une journée ne soit pas sensible ).Catte remarque fournit d’ingénieuses solutions de divers pro-blèmes gnomoniques.
Daniel Barbaro , noble Vénitien , et archevêque titulaired’Aquilée, comme son oncle Ifermolao Barbaro , cultiva aussila géométrie et les mathématiques en général. Il appliqua lapremière au développement de la perspective , encore très-emhrouillée, et les mathématiques en général à l’explicationdu dixième livre de Vitruve , qui est presque tout méca-nique.
Nous croyons devoir encore donner place en cet endroit denotre ouvrage, à Jean Benedictus, ouBenedetto, mathématiciendu prince Lmniamud duc de Savoye , qui paroît avoir eu pourlui beaucoup d’amitié. Son livre intitulé : Speculationum ma-1 hématie arum ac physlcarum liber (i), contient beaucoup) debonne géoinétiie. On y voit qu’il possédoit très-bien l’analysegéométrique ancienne , qu’il applique à divers problèmes qui
(i) Taurini, 15£5 , in-fui.