DES MATHÉMATIQUES . Part. III. Liv. III. 5 9 3et l’on aura la valeur de la chose ou qui sera conséquemment
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ou bien, ee qui est la même chose , x — F 'l + Vi'M + h F
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Au reste, Tartalea prétendoit faire (le sa découverte le mêmeusage que Ferreo et Florido. Content d’être par-là en état derésoudre des questions inaccessibles aux autres analystes, il vou-loit la réserver pour lui. Il ne consentit qu’avec beaucoup depeine à la communiquer à Cardan , et il ne le fit qu’après avoirexigé son serment qu’il ne la révéleroit point, et même qu’il nela garderoit parmi ses papiers qu’écrite en chiffres , afin qu’ellene tombât entre les mains de personne. Cardan promit tout àTartalea , mais ces promesses ne l’empêchèrent pas de la publierdans son algèbre ou traité de Ai'te. Magna , qu’il donna eni 545. Comme cet ouvrage est le premier où ayent paru lesformules de solution des équations du troisième degré, ellesen ont retenu le nom de Cardan. 11 seroit cependant pluséquitable de les appeller les formules de Tartalea, puisque c’està lui qù’on en a la première obligation. Mais il est malheureu-sement d’usage que l’on donne à une invention le nom du pre-mier qui l’a divulguée. Après cette observation, nous revenons ànotre récit. Tartalea se vovant joué,' s’£n plaignit amèrement,et cria au parjure. Cardan, sans beaucoup s’émouvoir, lui répon-dit qu'il avoit fait à sa découverte des additions qui la lui ren-doient comme propre ; qu’il en avoit trouvé les démonstrations,et que par ces raisons il pouvoit en user comme d’une chosequi lui apparfenoit. Il ht [ l is , il jetta quelques doutes sur ledroit (pie Tartalea y avoit lui-même: car c’est de lui qu’est cettehistoire de la découverte antérieurement faite par Ferreo 5 cequi pourroit la rendre suspecte. Quoiqu'il en soit, ce fut là cequi piqua Tartalea par dessus tout , et qui redoubla la vivacitéde leur querelle ; 'Tartalea s’y échauffa tellement que Nonius(Nuncz) parlant de lui, dit qu’il sembloit en avoir perdu l’es-prit. Les problèmes, cornue on l’a vu plus haut , furent lancésavec vivacité de part et d’autre , et la guerre ne finit que parla mort de Tartalea, (pii arriva en 1557 .
Ce n’étoit pas sans quelque raison que Cardan prétendoitavoir fait aux règles de Tartalea des additions qui lui donnoientune sorte de droit à leur découverte. En effet, il traite dans son ■Ars magna toute cette matière avec beaucoup d’étendue. Il enparcourt tous les cas, et quoique Tartalea ne lui eût commu-niqué que la résolution de ceux où manque le second terme,l'oms 1. F ff f