Tyron (1). Il fut porté au muséum du collège F.omain, et 1*3P. Zuzzeri, jésuite, en donna la description en 1746 dans unopuscule très-savant (2), où il traite aussi des anciens cadranssolaires. On en voit la représentation dans la ligure Ondoit y remarquer que la partie inutile de l’hémisphère a étéretranchée par un plan parallèle à celui de l’équateur ou destropiques. L’objet de ce retranchement est facile àappercevoir ;quant à l’inclinaison de ce plan à l’horizon, elle se trouve véri-fication faite, être de /fô°. 17 à 18', qui est précisément cellede l’équateur à l’hoiizon de Tusculum, d’où il lésulle que lecadran a été fait pour le local , et par un homme entendu. LeP. Zuzzeri y observe au surplus quelques irrégularités , parexemple , que le plan qui le termine horizontalemei t est quelquepeu au-dessous du centre, et cjue la cavité n’est pas entièrementsphérique; ce qui fait que les divisions horaires sur l’équateurne sont pas égales , et il en explique les raisons.
Un semblable cadran fut découvert en 1761 à Castel-Nuovo,dans l’état ecclesiastique, et fut placé par Benoît XiV, justeappréciateur des monumens antiques , dans le muséum duCapitole On en déterra encore un , la même année vers lemême endroit, qui fut transporté dans le palais Locatelii. Ilsprésentent l’un et l’autre dans leur cavité , non-seulement leslignes horaires, mais encore l’équateur et les tropiques. Enfinles ruines de Pompeii en ont encore fourni un ; mais celui-cidiffère en quelques circonstances des précédens ; car on n’yvoit que les iignes horaires, et l’équateur sans les tropiques ( 3 ).
Le Disque qu’on attribue à Aristarque de Sainos, n’étoitprobablement que la projection de ces lignes, sur un plantangent à la convexité hémisphérique ; car ce problème n’excé-doit certainement pas la capacité des géomètres de ce temps.Il est probable aussi que la Scaphé n’étoit autre chose que lamême projection faite dans une cavité moindre que l’hémis-phère. Elle ne pouvoit donner que peu d’heures avant, etaprès midi.
On peut encore conjecturer avec vraisemblance que YAranead’Eudoxe , n’étoit autre chose qu’un cadran as>muihal, c’est-à-dire, montrant l’heure par l’oinbre d’un sty e droit sur ungrand nombre de cercles décrits du pied du style, comme centre
(1) Tamil. Lib. 16. Fpisf. 4,
(2) D'un ant. villa scoperta sul (3) Le pitture di Ercolano , t. 3■dosso dcl Tusculo ed un antico oro- p, 337,
loqio à Sole trà le ruine délia ritro-vata. Venez, 1746, in-4 0 .