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Tome premier.
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AU QUATRIÈME LIVRE. 7 %Sdes mathématiques chez les Romains. Mais je manquerais àla reconnoissance , si je ne convenois ici devoir beancoup àdeux ouvrages remplis dune savante et profonde érudition surcet objet; lun est celui du F. Zuzzeri déjà cité; lautre est le'Traité des horloges solaires des anciens (en allemand), parM. George Henri Martini. Il y en a encore un du savantM. Ernesti , qui est intitulé De Solariis ; mais à mon grandregret je nai pu me le procurer ; le tome V des mémoiresde 1 académie des Inscription^, en contient enfin un curieuxsur ce sujet, par M. labbé Sallier.

Après ces détails sur la Gnomonique des anciens, nous allonspasser à la moderne , en commençant par donner une idéedu principe général sur lequel elle est fondée.

La Gnomonique ne consiste aux yeux du géomètre intelli-gent , quen quelques problèmes peu difficiles. I.e principal etpresque l'unique auquel elle se réduit, est celui ci. Quon aitdouze plans se coupant tous à angles égaux dans une mêmeligne , et que ces plans , indéfiniment prolongés , en ren-contrent un autre dans une situation quelconque , il sagitde déterminer les lignes dans lesquelles ils le coupent. Eneffet, si lon place 1 intersection commune de ces douze plansparallèlement à laxe du monde , et lun dentreux dans leplan du méridien , il est visible quils représenteront les plansdes douze cercles horaires qui divisent la révolution du soleilen vingt-quatre parties égales. Gar la distance nous sommesde cet astre est si grande en comparaison du diamètre de laTerre, que nous pouvons, sans erreur sensible, nous réputerà son centre. A mesure donc que le soleil arrivera à un deces cercles horaires , il arrivera aussi à celui de ces douzeplans qui est semblablement situé ; et loinbre de leur inter-section commune que nous supposerons une ligne opaque ,se projettera sur lintersection de ce plan avec celui du cadran ;la marche de cette ombre marquera par conséquent larrivéedu soleil aux cercles horaires, cest-à-dire, les heures de lajournée. Avant que daller plus loin, il est à propos de remar-quer qu'il nest pas nécessaire que laxe du monde soit repré-senté en entier par un style oblique qui lui soit parallèle. Unseul point de cet axe , représenté par le sommet dun styledroit ou courbe, ou dans une situation telle quon voudra,peut suffire. Il faut alors supposer le reste de laxe supprimé,et ce point sera réputé le centre de tous les cercles horaires,ou celui du monde. Il y aura seulement cette différence, quilne faudra dans ce cas avoir égard quà lextrémité de lombredu style, au lieu que celui qui est entier et parallèle à laxe