7 3o SUPPLÉMENT
fort savant, mais peu accessible au commun clés lecteurs ; enfinnous parlerons du P. Clavius, jésuite, dont la Gnomonique, inti-tulée Gnomonices libri Vlll , &c. parut en i58i et 1599 5 ce seroitun excellent ouvrage , sans l’embarras extrême qui règne dansses démonstrations. Il est tel , qu’au jugement de Deschales, iln’est guère moins facile à un bon esprit de créer la Gnomoniqueque de l’apprendre dans Clavius. Mais on a une Gnomoniquedu P. Voellus , de la même société , qui est en quelque sorte leprécis de celle de Clavius , et qui est beaucoup plus intelligible.
Quoique le géomètre et astronome portugais Nonius n’ait pasécrit de traité de Gnomonique , il mérite ici une place distin-guée , par la remarque et l’explication d’un phénomène gnomo*nique fort singulier ; c’est celui de la rétrogradation de l'ombresur un cadran sous certaines latitudes. Ce phénomène a paru àquelques personnes propre à expliquer naturellement celui del’ombre rétrogradant sur le cadran d Ezéchias ; mais il n’est pasde notre objet d’entrer dans cette discussion ; nous nous bor-nerons au phénomène remarqué par Nonius. Comme néan-moins , cette explication , nécessairement un peu longue etcompliquée jusqu’à un certain point, couperoit trop notre nar-ration , on la trouvera dans une note placée à la fin de cesupplément.
L’extrême abondance de cette matière pendant le dix-septièmesiècle et dans celui-ci, m’oblige à me resserrer et à me con-tenter de dire un mot des ouvrages principaux, fl y a en effetdes traités de Gnomonique de toute sorte de formes , danstoutes les langues et pour toute sorte de capacités , depuis cellede géomètre, a qui il suffit d’indiquer de loin le principe, jusqu’àcelle du maçon , dont il faut sans cesse guider la main. Parmicette multitude d’ouvrages , nous citerons donc les deux traitésDegli orologi solari <ià Muzio Oddi ( Mil. et Ven. 1611 et1688 , in- 4°. ) , remarquables par diverses pratiques ingénieuseset plus de géométrie profonde qu’cn n’en trouve d’ordinairedans les livres de ce genre. UArs magna lacis et ambras , ducélèbre P. Kircher ( Rom. 1646 , in fol. ) , qui présente beaucoupde singularités curieuses en ce genre ; la Rerspectiva horariasive de horologiographia thm theorica, tiunpractica , libri IV,dn P. Maignan , Minime ( Rom. id,|8 , in fol. ) ; la Gnomoniquelatine du P. Deschales, jésuite, dans son Cursus math. (Lagd. 1674et 1690 , in-Jol.) , recommandable par sa clarté ; le traité deGnotnonique de Samuel Forster, intitulé The art of Dialing bynew and easy method, &c. ( Lorul. i638 , in- 6 °.) ; celui (3e J.Collins , sous le litre de Description and use of a great universalquadrant ( Lond . 1608 ), où la méthode de Forster, qui est fort