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Tome premier.
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AU QUATRIEME I, I V R E. 7 ?5Quelques mathématiciens, sans avoir pour objet la gnomo-nique en général , se sont bornés à donner des méthodes gno-moniques nouvelles, ou des constructions de cadrans d uneforme particulière. Telle est le cadran analemrnatique , dontle sieur de Vaulesard donna en 1644 , la description etlusage , &c. Les points horaires sont inscrits sur une circon-férence elliptique , et marquent les heures au moyen dun stylequon avance ou recule dans une rainure pratiquée sur la méri-dienne. M. de Lalande na pas dédaigné den donner la démons-tration dans les Mémoires de lAcadémie de 1757. M. Lamberten a traité dans le tome a , ses Beytraege zur aivwendung derlieinen mathetn. , ou Suppléments à lapplication des mathé-matiques pures , &c. (Berlin, 1770, in-8°. ) Il y a dans cetouvrage beaucoup dautres remarques gnomoniques très inté-ressantes et utiles, tant dans la théorie que dans la pratique.Une singulière espèce de cadran, est celle que Pingré a cons-truite sur la colonne de la Halle , et dont il a donné la des-cription et lexplication en 17.68. Il est fâcheux quil faillepresque pour y reconnoître lheure, avoir son livre à la main,ou lavoir lu avec attention. François Line, jésuite anglois ,avoit construit en 1669, dans le jardin botanique de Londres,une pyramide gnomonique qui réunissoit environ deux centscadrans solaires de diverse espèce, dont il donna la descrip-tion latine et angloise , en 1678, sous le titre de Explicatiohorologii in horto regio , anno 1669, ereeti , &c. ( Leodii ,1673, in-4 0 .).

Mais en voilà assez sur cette partie des mathématiques, lunedes plus agréables parmi celles quon nomme Mixtes. Si ellenest pas une de celles qui exigent les plus puissans efforts dela géométrie , la variété presque intarissable de ses problèmes,forme une intéressante occupation , poirr ceux qui, doués deconnoissances géométriques jusquà un certain degré, aimentà en faire une application agréable , sans aspirer à lhonneurde sonder la profondeur des calculs modernes. Aussi ai je vuplusieurs religieux , un chartreux entr'autres , sen faire unedélicieuse occupation dans sa solitude. Je nai vu de ma vieautant de cadrans solaires en détail , quil en avoit rassem-blés dans sa cellule et son jardin. Il y en avoit dans toutesles expositions possibles, et entre autres soixante-trois diifé-rens sur une croix et son piédestal ; car ce piédestal étoitcubique dans sa masse , et recoupé , en je ne sais combiende faces. Un étoit le maître d'y voir tontes les heures pos-sibles, astronomiques, babyloniques, judaïques, italiques, &c.et celles de la plupart des lieux célèbres de la terre. Ainsi lony voyoit dun coup doeil quelle heure il étoit à Constantir